Entre seigneurie et Principauté

Coprincipauté


 

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Le Comté de Foix et l’Evêché d’Urgell se sont toujours partagés Andorre jusqu’à ce que se dessine petit à petit la structure actuelle sous forme de coprincipauté.

Indépendance progressive d’Andorre

C’est en 1419 que l’Andorre établit le Conseil de la Terre (Conseil de la Terra) qui voit l’élection de représentants chaque année dans chaque paroisse afin de mieux gérer les affaires communes et défendre les droits et privilèges des habitants.

Des règlements émergèrent au XVème siècle pour défendre le pays en cas de guerre. Une sorte de Conseil Général servait de service d’ordre à l’époque.

Les droits féodaux sur Andorre furent transmis entre les générations de la famille du Comté de Foix jusqu’en 1589 avec la naissance de Henri II de Foix qui deviendra roi de France (Henri IV). Dès lors, la pression du Comté de Foix ira en diminuant et Henri IV ordonne en 1608 au Comte de Carenay, gouverneur de Foix, que les droits des andorrans soit préservés sans préjudice. La délégation permanente est apparue à cette époque.

Ensuite, Louis XIII, fils d’Henri IV et nouveau roi de France, va incorporer à la couronne de France tous les droits des maisons de Foix. En 1636, les privilèges accordés aux andorrans sont confirmés et reconduis en 1655 par Louis XIV.

Andorre va commencer à réellement posséder des droits intéressants à partir de 1785 grâce au roi Charles III qui souhaite développer le territoire au niveau social et économique.

Malheureusement, la révolution française bloqua quelque peu ce développement qui reprendra un certain élan sous l’Empire de Napoléon 1er.

A cette époque, Andorre est divisée entre réformistes et conservateurs. De nombreux incidents sont à mettre sur le compte de cette division jusqu’en 1866 où les réformistes gagnent la signature de l’évêque Caixal sur la nouvelle réforme (Nova Reforma) ratifiée en 1868 par Napoléon III. La Nova Reforma donne le droit de vote aux chefs de famille (Caps de Casa) pour élire les conseillers de chaque paroisse (4 conseillers par paroisse pour totaliser un Conseil Général de 24 conseillers).

Enfin, le peuple andorran peut commencer à prendre son destin entre ses mains.

Un saut en 1933 fait accéder au suffrage universel.

Un autre bond jusqu’au années 70 pour voir l’extension du droit de vote aux femmes et l’approbation de la réforme constitutionnelle. Ainsi, l’Andorre acquit la reconnaissance internationale en tant qu’état de droit, délimitant les pouvoirs des paroisses et du conseil général.

Le processus d’indépendance sera enclenché en 1981 avec la création du conseil exécutif (Consell Executiu).

Le 14 mars 1993, le peuple andorran vote, lors d’un référendum, à 74% en faveur de la constitution de la principauté d’Andorre.

 

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